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mercredi 11 juillet 2018

Samples, droits d'auteur et Youtube

Lorsque le rap a débuté, on entendait, en majorité, des boîtes à rythmes et des samples dans le rap et à cette situation, on peut trouver plusieurs explications. Tout d'abord, le matériel de musique et les consoles d'enregistrement coûtaient très chers comme cela coute encore cher, sans évoquer les tarifs des studios d'enregistrement à l'heure ou à la journée. Ensuite, il fallait du temps et souvent de l'argent pour apprendre à jouer d'un instrument dans la majorité des cas (exclusion par exemple du synthétiseur avec casque). Enfin, il fallait avoir un lieu qui permettaient de jouer d'un instrument et de procéder à des enregistrements sans déranger tout le quartier comme pouvait le faire un batteur.  
 
Beaucoup de gens alors critiquaient le hip hop car son style de musique ne respectaient pas les droits d'auteur. Des rappeurs parfois utilisaient les mêmes samples comme par exemple lorsque ICE CUBE avec How to Survive in South Central, L.L COOL J avec le titre Nitro, DE LA SOUL avec Me, Myself and I, Snoop Dogg feat. Jewelle and De. Dre avec Who Am I (What's My name)?, PARIS avec Guerrilla Funk... utilisaient ou rejouaient plusieurs extraits du titre (Not Just) Knee Deep de FUNKADELIC.   
 
James BROWN était un des artistes les plus samplés et semblait en avoir raz le bol d'être dépouillé de son travail, surtout sans contrepartie financière. Certains rappeurs se faisaient "la guerre" car certains estimaient avoir été les premiers à avoir utilisé un sample. Comment en effet ne pas être jaloux du succès mondial de Gangsta Paradise de COOLIO réalisé à partir du sample du titre Pastime Paradise de Stevie WONDER quand le titre les Tam Tam de l'Afrique d'IAM n'a pas connu le même succès ? Et encore, IAM a eu le droit de sortir de l'ombre et de la précarité artistique avec Je dans le Mia (qui au passage est actuellement diffusé sur YouTube après mon titre Gangsters & Gangsta dont j'ai composé la musique sans aucun sample) contrairement à une multitude d'artistes...   
 
Suite à plusieurs procès, beaucoup rappeurs et DJ's ont cherché à réaliser leurs musiques en utilisant des microsamples ou bien en utilisant des synthétiseurs. Et, après avoir autant emmerdé les rappeurs parce qu'ils faisaient des samples, voilà que YouTube semble faire de la publicité gratuitement sur le dos des artistes comme par exemple avec le dernier album de ICE CUBE intitulé LAUGH NOW? CRY LATER, titre qui me fait penser à un de mes raps intitulés Les larmes viendront après extraits d'un album du même titre.
 
Alors, il y a les publicités que YouTube diffuse pendant des œuvres que cette société n'a pas du tout produite mais il y a aussi des titres qui apparaissent à la fin d'un morceau et par exemple après Tu fais quoi ? de EXLIMES (musique que j'ai entièrement composée), on peut entendre ZIRKO & OUSMAN - Charlie. J'ai rien contre cet artiste mais un rap de Exlimes doit envoyer vers un autre rap ou chant de Exlimes. Je n'ai pas à faire de la publicité gratuitement, même si cet article en fait indirectement dans une volonté d'explication.    
 
Et donc, face à l'attitude de YOUTUBE, je n'ai plus envie de faire de la musique mais seulement des samples ou des reprises puisque YOUTUBE, pire que les rappeurs d'autrefois, a méprisé les droits d'auteur quand beaucoup de rappeurs, qui samplaient, ne gagnaient pas une tune pour tenter de se faire connaître. Où sont donc passés les majors, les labels, les bien-pensants, les ministères... qui luttaient contre l'exploitation ou le pillage des œuvres par les rappeurs ? Ont ils disparu ?  
 
Voilà pourquoi La Marseilleiz' soul et Origines celtiques (cependant avec mention de la musique utilisée) ne sont pas mes créations musicales. Ceci est donc la preuve que YouTube participe à la destruction de la créativité artistique et musicale et encourage à faire du rap à l'ancienne sans jouer de musique.        

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