mardi 7 août 2018

ANONYME - L'UNTERNATIONAL


Les extraits remixés de l'album L'UNTERNATIONAL, album réalisé avec mon pseudonyme ANONYME entre 1996 et 1998, n'avaient pas vocation à être publié sur internet ou à être commercialisé mais à l'ère de la transparence et pour aider celles et ceux qui veulent interpréter littéralement mes œuvres artistiques, je me devais de leur faire prendre connaissance de ces quelques extraits (ce ne sont donc pas les œuvres complètes). Cela pourra les aider à mieux comprendre mon cheminement, notamment pour celles et ceux qui croient pouvoir réduire plus de 20 ans de musique en 7 minutes 30 environ.

Bien évidemment, dans cet album, je joue des personnages et il y a même des fictions comme le faisaient de nombreux artistes autrefois. Puisqu'il ne faut pas tourner la page, alors pratiquons ensemble le devoir de mémoire ! Cet album a particulièrement intéressant parce qu'un titre contient un sample de Johnny HALLYDAY or, cette star a particulièrement joué un rôle dans ma construction artistique. Cette fois, je ne vais pas, de manière très volontaire, préciser les titres qui sont des fictions et ceux qui n'en sont pas car beaucoup d'artistes ne le faisaient pas. Parfois, il m'arrivait de me demander si ce que disait un artiste était vrai ou bien s'il jouait un rôle. Je vais donc vous laisser vous interroger comme je le faisais. C'est toute la différence entre le domaine artistique et d'autres domaines comme le domaine juridique, le domaine journalistique (au moins dans la théorie)... Et c'est bien pour cela que j'utilise mon actuel pseudonyme EXLIMES par rapport à un grand nombre de mes activités artistiques afin de ne pas les confondre avec mes autres activités.

Avant de commenter les titres, je tiens à faire remarquer que l'image de la pochette était celle utilisée vers 1998 mais que j'ai ajouté mon pseudonyme, le titre, le nom de domaine du site internet, ainsi que les titres des extraits. Donc, je commençais à bien me débrouiller en infographie sans pour autant prétendre être un professionnel de l'infographie. Je tentais d'améliorer la qualité de mon travail avec les moyens à disposition et la question des moyens est fondamentale par rapport au sujet du sampling.

L'idée initial de ce projet, mal réussi, était de faire une espèce de tour du monde musical en 80 minutes mais les titres sont assez sombres et sont souvent dans la critique négative. Il faut cependant savoir qu'en 1998, je n'avais pas voyagé en dehors de l'Europe (et seulement les pays proches de la France) et que ma vision du monde était en relation avec ce que je voyais à la télévision, ce que j'entendais à la radio, ce que je lisais dans la presse et dans les livres : "à part Paris et sa banlieue, je ne connais pas grand chose". Mais je crois avoir le droit d'évoluer...

Par rapport à la révolution, j'évoque encore La Marseillaise dans le titre L'Unternational, "le jour de gloire" et "le bonnet" (que je pensais phrygien) dans le titre Les caprices de Marianne.

 
COMMENTAIRES DES TITRES

01 - L'Unternational

J'ai réalisé la musique à partir d'un sample de batterie et j'ai chanté les refrains.

Le titre L'Unternational fait référence implicitement au titre de L'Internationale d'Eugène POTTIER. A l'époque, j'avais lu Le livre noir du communisme publié en 1997 aux éditions Robert LAFFONT et je luttais contre mes propres influences marxistes, propagées par certains professeurs. Certains considéraient que ce livre était mensonger et que le capitalisme avait tué davantage que le marxisme. Ce sujet ne m'intéresse pas particulièrement car cela dépend de ce qu'on nomment capitalisme et marxisme, de l'étendu des territoires étudiés et de la durée des régimes concernés. Cependant, comment le CNRS pouvait-il raconter des mensonges ? Et dans l'affirmative, à qui confier sa confiance par rapport à l'histoire de l'humanité, notamment l'histoire récente ?  L'intérêt du Livre noir du communisme, c'est qu'il m'a montré qu'on ne peut pas arriver au pouvoir sans rien connaître du fonctionnement des institutions et du pays dans lequel on se trouve, sans prendre le risque d'errer vers des excès. Selon ce que j'ai retenu de ce livre, les dirigeants marxistes ont souvent été obligé d'improviser et certains sombraient dans des comportements paranoïaques. Après la lecture de ce livre, j'étais hostile au marxisme et à Karl MARX car j'ignorais que Karl MARX n'était pas marxiste. Je ne sais pas de quand date l'UN au niveau des Nations Unies mais sur l'image détournée (sur la pochette) il n'y a qu'UN seul continent.

Malgré l'acquisition de la nationalité française à ma naissance, dans ce titre, je déclare "je ne suis pas français" car quand on a l'impression d'être rejeté par le système, on n'a pas envie d'être français. Quand on voit des lascars semer le désordre (crachats, injures, coups...) et la police ne pas intervenir, il est légitime de haïr le désintérêt ou pire la lâcheté de la République Française. D'ailleurs, dans  mon album "LA PROPAGANDE REPUBLICAINE", je me déclarais apatride et j'avais même tenté d'obtenir officiellement le statut d'apatride auprès d'un tribunal, par haine de la France. Je disais que le "parti gaulliste" était devenu un "parti vichyste" et ne voyais aucun rapport entre Charles DE GAULLE, qui payait son électricité, et Jacques CHIRAC... Je ne veux pas injurier ou diffamer mais veux permettre aux spécialistes des débats avec des morts de pouvoir connaître mon évolution. Je préférais voter pour Jean-Marie LE PEN que pour un corrompu, par exemple. S'il y avait eu des hommes valeureux au pouvoir, j'aurai peut être voulu m'engager dans l'armée français mais certainement pas prendre le risque de mourir pour des politiciens corrompus, comme je l'indiquais dans le titre Sans Nous avec le groupe LES PARIAS. Il a fallu ensuite que je découvre Paris intra-muros et d'autres endroits en France pour ne pas avoir cette vision aussi sombre de la France car la France ne se limite pas à la banlieue nord de Paris. Mais est il possible d'évoluer ?

Je disais que ma patrie était la religion et désormais, je suis agnostique. Est ce possible ?

"Je préfère un juif à un capitaliste, un marxiste" : comment interpréter cette phrase sans connaître le contexte ?


02 - Le dragon déchaîné

J'ai entièrement réalisé la musique (même le beat) et j'ai effectué les scratchs en stéréo en enregistrant à partir d'un 8 pistes.

Ce rap est également inspiré de ma lecture du Livre noir du communisme. Au début, je reprends la phrase de Shurik'n (qui, à ma connaissance, n'est pas plus chinois que le Wu Tang Clan...) dans le titre Tam tam de l'Afrique. Pas facile de commenter mes activités artistiques sans connaître mon vécu et avoir une solide culture musicale et je ne vous dis pas tout.

Dans ce texte, les pronoms personnels "je" et "nous" sont employés et ceci, bien avant les années 2000. Pensez vous qu'en étant né en décembre 1978, j'avais connu l'époque de Mao Tsé Toung en Chine ? S'agit il d'une fiction inspirée de livres d'histoires selon vous ? J'essaye de vous donner quelques pistes pour déterminer s'il s'agit d'une fiction ou non.

Quand je suis allé à Pékin en 2014, je me suis aperçu de la différence entre ce qu'on nous raconte à la télévision sur Pékin ou la Chine et la réalité du terrain de Beijing. Mais entre 1998 et 2014, 16 ans environ se sont écoulés... Certains ne veulent pas comprendre l'intérêt de l'étude de l'évolution et du contexte. C'est leur choix mais comment peut on avoir un avis sans passer par différentes étapes ?


03 - A qui la faute ?

Ce texte est également inspiré du Livre noir du communisme. Par exemple, la phrase "tout anticommuniste est un chien" apparaît à la page 818 de ce livre et désolé mais à l'époque, je n'allais pas consulter les documents à la source et n'avais pas étudié à l'université. A cette époque, je n'avais pas étudié des traductions de Karl MARX, LENINE, STALINE... et je n'avais pas lu le livre intitulé Karl Marx ou l'esprit du monde de Jacques ATTALI. Concernant les chiffres des Eglises et mosquées fermées, mes chiffres, après vérifications (page 192 à 194), semblent erronés mais je ne vais pas relire tout Le livre noir du communisme pour en avoir la certitude. Certains veulent rester bloquer sur une période ? Laquelle et pourquoi ? Et pourquoi pas 1989 par exemple ? Précision importante, cet album n'avait pas vocation à être publié ou diffusé mais je diffuse ces extraits pour venir en aide à celles et ceux qui voudront débattre avec des morts et leur permettre de resituer le contexte. Effectivement, on peut se demander à qui la faute si certains publient sans mon accord et en plus, sans me rétribuer ?


04 - Pour l'argent

J'ai réalisé la musique à partir d'un sample d'une batterie et de voix.

Ce texte a été écrit à partir de journaux sur l'Inde mais je ne suis jamais allé réellement en Inde. La cause aryenne ? Il y a les aryens et les aryens comme il y a le svastika et le svastika.


05 - Le Grand Parrain

J'ai réalisé entièrement la musique en tentant de donner une ambiance italienne. Le texte est proche de celui dans mon album LES INEDITS. Où est la mafia ? Un pouvoir étatique n'est il pas une forme de mafia qui a réussi à dominer d'autres organisations mafieuses afin d'obtenir "le monopole de la violence légitime" ? Je ne fais que poser deux questions. Mais si la réponse est positive et que l'on considère que c'est la loi du plus fort qui importe, pourquoi ne pas travailler directement pour l'organisation la plus forte au lieu de travailler pour des lascars qui n'ont même pas l'idée de dupliquer des billets de banque et préfèrent faire des braquages en tuant bêtement des gens ? On ne peut pas monter sur scène parce que des lascars sont trop nombreux alors pourquoi ne pas devenir avocat ou juriste ? C'est le genre de questions que je me posais après nos échecs dans le domaine artistique.


06 - Les caprices de Marianne

J'ai réalisé la musique. Le titre est inspiré du titre de l'œuvre du littéraire Alfred de Musset. Est ce que la comédie et le théâtre vous intéressent ? Est ce que je me prends pour la Corse ? Certes, le textes est un peu corsé pour Lutèce mais il ne faut pas exagérer. Des ronflements dans une chambre mais combien de personnes peut contenir une chambre ?

La musique contient cependant un sample de Johnny HALLYDAY que ses véritables fans reconnaîtront certainement. Johnny m'a beaucoup inspiré dans mes activités artistiques car c'était un "showman" dans les années 1970 et 1980. Il a chanté Le pénitencier mais il n'a pas fini sa vie en prison, que je sache. Bien avant mon titre Le règne des scorpions, le concert de Johnny HALLYDAY au Palais des sports en 1982 ressemblait aux images du film Mad Max, notamment les scènes de combat. C'était bien avant 2PAC et DRE avec le titre California Love... "Pour la garder, je l'ai tué..." et hop, une petite décoration à l'Elysée. Et il a même chanté Le temps passe avec Doc Gynéco et les méchants rappeurs du Minister Amer condamnés par la Justice de la République Française...

A la fin, on entend encore Malraux et De Gaulle mais ces deux passages sont anachroniques, je tiens à vous le préciser. Je vous invite à consulter les discours de Charles de Gaulle pour savoir pour quelle situation, il était favorable à la tenue d'un référendum.

Si vous enlevez C à FLNC, que reste il ?


07 - Grands Imposteurs Algériens

La musique a été réalisé à partir de plusieurs samples de musique classique dont un que j'ai réutilisé par la suite pour un concert du groupe LES PARIAS à Stains puis pour le titre Tempête figurant dans l'album Mes 4 saisons (EXLIMES). Selon certains traducteurs du coran, le mot Allah était utilisé et selon d'autres traducteurs, le mot Dieu était utilisé. Il ne vous échappera pas que j'ai dénoncé HITLER en introduction de ce titre, bien avant avoir lu la traduction de Mein Kampf aux éditions latines. "La scène se passe...", c'est étrange la langue française quand on est attentif : scène de crime, drame, tragédie...

Pour ma part, je suis allé, quelques années après, à la frontière algérienne quand je suis allé en Tunisie et encore je n'en suis pas certain. Mais que savais je du GIA sinon ce qu'on m'en disait ? Des documents audio et vidéos qui inspirent d'autres documents audio et vidéos, quel est donc l'intérêt ? Je ne savais pas de quoi je parlais mais j'avais confiance dans ce qu'on me racontait. "Si l'imposture est de tous bords", n'est il pas préférable de sortir, faire du sport, voyager, avoir de l'expérience... plutôt que de rester idiot en restant devant son poste de télévision ?

Concernant, le style, j'aime bien mais ce que je raconte n'a pas un grand intérêt et n'avait pas vocation à être publié. C'était il y a environ 20 ans alors...


08 - Ô Israël

La musique a été réalisé à partir d'un sample de batterie, de micro-samples, de sons synthétiseurs, de scatchs et j'ai ajouté des chants. On voit que les traduction de l'Ancien Testament de la Bible et du Coran a eu une influence sur l'écriture de ce texte car j'appréciais beaucoup le personnage Joseph (ou Yusuf ?).

"Ô Israël, tes descendants ont un pays", est ce antisioniste ? "Shalom sur les juifs", est ce antisémite ?...


09 - Le règne des scorpions

J'ai entièrement réalisé la musique mais j'ai récemment ajouté une batterie par dessus parce que la batterie au format MIDI était trop laide. A l'origine, il y a une autre version avec les rappeurs du groupe LE SYNDICAT. Cela ne fait il pas penser à un scénario hollywoodien ou à l'apocalypse ou à la fin du monde ou à Nostradamus... ? Est ce une fiction ? Et si je ne réponds pas à cette question, Tu fais quoi ? De mémoire, j'avais lu une revue scientifique affirmant que les scorpions pourraient survivre à un "hiver nucléaire" mais je vous propose de vérifier le sérieux de cette étude scientifique car j'ai pas envie de rechercher le document source.


10 - Les caprices de Marianne (vo)

C'est la version initiale du titre Les caprices de Marianne.          

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