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mercredi 9 septembre 2020

De la terre à la France en passant par l'Europe et le Petit Suisse

 Alors qu'une majorité d'individus semble estimer comme évident l'existence d'une terre ronde avec des frontières nationales schématisées sur un planisphère de forme rectangulaire avec des monnaies pouvant variées en fonction des délimitations aussi bien territoriales que juridiques et qu'une majorité de personnes paraît considérer comme normale l'existence d'une monnaie unique sur une partie du continent européen (à l'exception notable de l'Etat fédéral Suisse) sans nécessairement connaître l'ensemble des pays utilisant l'euro comme "devise" comme l'illustre dessin du Royaume Uni ;


Alors que la connaissance de la forme sphérique de la terre nécessiterait de pouvoir voyager dans l'espace à une altitude largement supérieure à celle du Mont Blanc dans les Alpes et donc impliquerait d'être en mesure d'avoir des aptitudes matérielles (intellectuelles et manuelles) pour aller sur la lune ou sur d'autres planètes que la terre, notablement pour les diffusions par satellites ; 


Alors que chaque être humain n'est pas en mesure de se déplacer comme bon lui semble sur les deux hémisphères et encore moins dans l'espace, il serait alors nécessaire de se référer à des propos rapportés et des documents (livres, radio, télévision et autres mass médias) pour accepter des concepts ou des idéologies tels que les organisations internationales (Organisation des Nations Unies et  Union Européenne), les nations (France, Espagne, Algérie, Mexique, Australie et autres nations), les identités (en particulier l'adhésion de force à une Union Européenne non fondée sur une race, une langue, une religion, une monnaie et autres éléments permettant une adhésion commune) ; 


Alors que certains voudraient nous obliger à ne pas contester les arguments scientifiques/scientistes et nous obliger à consulter la télévision, la radio, la presse et surtout internet pour épouser l'identité Européenne, la nationalité Française, l'Euro comme monnaie tout en refusant d'entendre ou de lire tout argument scientifique divergent ne convenant pas à leurs habitudes ; 


Alors que, par raisonnement a contrario, l'identité européenne permettrait à des identités étrangères d'exister, que la nationalité française permettrait à des nationalités étrangères d'exister et qu'en conséquence, ces identités et nationalités faciliteraient l'existence de celles et ceux qui ne se reconnaîtraient pas dans l'identité européenne ou la nationalité française sans avoir à apporter la moindre explication sur le contenu de leurs identités et sur le fonctionnement institutionnel et territorial de leurs nations d'origines ; 


Alors que l'identité européenne n'a aucun raison légitime d'exister en dehors d'une adhésion à une devise commune, hormis l'éventuelle admiration de beaux dessins avec des étoiles, un pont ou une porte et que la question de l'adhésion à une langue commune ne ferait même pas l'objet du moindre débat ;


Alors qu'il est impossible pour un francophone de communiquer avec la majorité des peuples de l'Union Européenne sans intermédiaires ou sans outil technologique approprié, ce qui au passage poserait le problème des moyens de communication pour les plus démunis, notamment par rapport à la fracture numérique quasiment niée ; 


Alors que le concept de race a été abandonné du fait de l'existence d'une multitude de langues sur les continents européen, américain et océanique et qu'il est totalement idéologique de considérer qu'un russe ne serait pas plus européen qu'un albanais comme si Vladimir Poutine en photographie ne ressemblait pas visuellement à un français ; 


Alors que certains Etats attendraient que la France leur explique le fonctionnement du monde et que les provinces de France attendraient que Paris se charge lourdement de cette mission alors même qu'ils seraient, pour beaucoup, dans l'incapacité de délimiter les contours de la capitale de France, notamment quand ils se croient à Paris en allant à Disneyland ; 


Alors que je suis né en banlieue nord de Paris, donc en dehors de cette commune également département, et ai principalement vécu en dehors de Paris intramuros la majorité du temps, que la Seine Saint Denis et le Val d'Oise ne sont pas, dans leur globalité, des sites touristiques ;


Alors que la majorité des présidents de la république et des ministres (quand ils n'étaient pas pour certains d'origines étrangères) provenaient de différentes provinces tout en ayant aucun gêne de parler ou écrire pour Paris quand des provinciaux ou des étrangers attendaient les buts de Paris comme s'ils supportaient l'équipe de football dénommé le Paris Saint Germain alors que cette équipe a rarement comptée de parisiens ou franciliens en son sein. 


Alors que la Seine Saint Denis, département dont je suis natif et qui a rarement fait rêver et que le Val d'Oise (département limitrophe) où j'ai longuement vécu n'ont jamais été la terre d'accueil des ambassades et de la majorité des ministères de la nation française ;


Alors qu'il ne serait pas possible à un parisien ou un francilien vivant seul en province d'imposer la perception parisienne ou francilienne en dehors de la "région parisienne", sauf dans l'éventualité théorique d'attendre la longue et coûteuse intervention de la Cour de Cassation ou du Conseil d'Etat et que cette perception théorique sur le fonctionnement des institutions de la République Française pourrait très simplement être remise en question par des pratiques qui pourraient variées dans le temps et l'espace de telle sorte qu'il serait impossible de théoriser sur le fonctionnement du droit local, pour ne pas employer la notion de droit coutumier ;


Alors que je n'ai pas demandé la nationalité française et que celle-ci m'a été octroyé sans mon consentement par des fonctionnaires de la région parisienne, avec la "bénédiction" des provinciaux qui semblaient ravis de profiter financièrement des vacances des "parisiens", et que celle-ci a été confirmé par fonctionnaires, entrepreneurs et salariés de l'Ile de France et de différentes provinces de France, sans qu'il m'ait été possible de contester cette identité européenne et cette nationalité française ;


Alors que je n'ai pas été en mesure de créer une organisation politique avec quelques personnes, de travailler sur la décentralisation, de participer à un travail collectif sur l'identité européenne notamment sur les questions linguistiques, de me faire entendre sur la notion de nationalité et notamment la possibilité de favoriser une identité francilienne dans le cadre d'un Etat fédéral ou dans un cadre indépendantiste ou autonomiste ;


Qu'en conséquence, j'estime à ce jour que mon identité européenne et ma nationalité française ne sont que les produits de spéculations intellectuelles et de pratiques douteuses se désintéressant gravement des questions identitaires par obsession de l'argent Euro, au mépris de toute étude économique développée ;  


Que le désintéressement aux questions d'appartenance à un groupe social, malgré l'éloge incessante de la solidarité, ne donne pas de valeur sérieuse à la monnaie européenne puisque la plupart des gens semble ignorer qui fabrique les billets et comment l'Etat Français serait en mesure de s'endetter de manière illimitée pour, notamment, embellir des rond points ;


Que la non-appartenance à un groupe social impliquerait d'être  en mesure d'être autonome et de pouvoir subvenir de manière solitaire à ses besoins personnels dans un milieu urbain ou rural ou forestier... et pourquoi pas lunaire ; 


Que si le choix de vivre de manière solitaire n'est pas matériellement possible ou même seulement permis, par choix d'une majorité refusant de sortir du schéma international des nations du planisphère, alors la question de l'identité n'est pas une question secondaire mais une question principale par rapport à l'existence ;


Que le refus, pour le moment, de m'intégrer dans des provinces françaises ou dans des pays européens m'incite à rejeter l'identité européenne et même la nationalité française, lui préférant la nationalité francilienne ou parisienne ;


Mais considérant qu'il est encore trop hâtif de généraliser sur une "certaine idée de la France" en me basant sur le comportement de nombreux habitants des départements de la Vendée, de l'Ile de la Réunion, des Côtes d'Armor, de l'Isère, du Gard et ayant de la considération pour le développement des routes, autoroutes, trains (TGV), avions, aéroports et évolutions techniques, je vais donc tenter de m'impliquer dans une commune du département du Vaucluse, qui se situe au bord du Rhône dans la "région marseillaise" (sans vouloir tomber dans le panneau), sans pour autant me faire des illusions sur le caractère non-obsolète de cette "certaine idée de la France", émanant d'un autre siècle.  


En cas d'un nouvel échec dans ma volonté d'insertion professionnelle et ou sociale en dehors d'Ile de France, je ne vois pas pourquoi je devrais conserver cette identité européenne et cette nationalité française puisque mes diplômes n'avaient pas de finalité. Dans le passé, vers la fin des années 90, j'avais déjà tenté d'obtenir le statut d'apatride en essayant d'être déchu de la nationalité française. Je n'ai pas tenté de m'installer à Pékin en Chine et d'apprendre la langue chinoise par amour inconditionné d'une France qui mépriserait sa propre "devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité"... Comment pourrais je sérieusement, sans y être contraint, valider une devise opposée comme par exemple : Esclavage, Inégalités, Isolement ?


Est ce que sans musique, le yahourt façon Petit Suisse est plus agréable ? Quelle alternative à l'ancien modèle est proposé : confinement, port du masque chirurgical non généralisé, silence ?

Parce qu'il faut chercher

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