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mercredi 21 octobre 2020

Des roses aux épineuses questions sur le(s) droit(s) d'auteur(s)

Pour travailler dans l'audiovisuel et faire un film au cinéma, un téléfilm, une série de télévision, une émission de télévision..., il est fréquent d'utiliser des musiques ou des chansons ou des raps mais, dans un monde où tout aurait une valeur, la rémunération des artistes semble ne pas préoccuper de nombreuses entreprises, administrations et juridictions. Pourtant, à quoi pourrait ressembler une télévision sans musique, sans chanson et sans rap ? A partir de quel moment, un extrait dans une émission de cuisine, par exemple et pour ne pas citer le coupable, permet aux artistes, dont les œuvres sont utilisées, d'obtenir une rémunération qui serait fonction de l'audimat et éventuellement de statistiques à ce sujet ? Et comment élaborer ces statistiques, comme par exemple, sur des sites internet comme YouTube ?

Pour éviter la précarité des artistes qui empêcherait tout investissement dans le matériel et donc le développement des activités artistiques et connexes, il serait temps, à l'ère d'internet, que des entreprises et des administrations qui utilisent des œuvres artistiques de prendre le temps de s'interroger sur la notion de droit(s) d'auteur(s), pour éviter de ne faire subsister que le "droit d'exploitation", pour ne pas évoquer l'esclavage. Ceci impliquerait de délimiter la frontière, comme l'incitait indirectement à le faire le théorique droit de la propriété intellectuelle, la sphère intime de celle de la notoriété. Cette délimitation est cependant rendue difficile avec l'apparition des "réseaux sociaux" internationaux mais virtuels qui permettraient à des individus d'utiliser de la musique pour illustrer leurs vidéos. Le droit de travailler s'oppose donc à la liberté d'expression et à qui revient le devoir de trancher ce conflit de normes dans un internet sans frontières réelles ou au moins dans un premier temps de jouer "le rôle" de modérateur ? 

Si des extraits pourraient être utilisés, est il indiqué dans quelle proportion et s'ils peuvent être utilisés plusieurs fois, notamment par rapport aux samples ? Ces questions n'intéressent pas que YouTube ou Dailymotion dont on pourrait se demander pourquoi ces sociétés ne travaillent pas en France en partenariat avec la SACEM (dont les structures sont peu présentes sur l'ensemble du territoire en France, à ma connaissance) mais aussi les chaînes de télévision qui n'appartiennent pas à la TNT et qui pourraient être consultés sur des box. Elles intéressent aussi les instituteurs des écoles primaires, les professeurs des collèges et lycées ainsi que toute personne assurant des formations. A partir de quel moment, un formateur peut utiliser des outils qui ont demandé un travail intellectuel ou un travail artistique (dessins, peintures...) sans porter atteinte au travail effectué, surtout si cela est fait de manière habituelle ?  

Suffit-il de claquer des doigts pour répondre à ces questions ou suffit-il de claquer des doigts pour écrire des textes, effectuer de la musique, du chant, du rap, pour faire une peinture ou un dessin ou encore pour faire un montage vidéo ? N'est ce pas démotivant de s'apercevoir que tout cela ne servirait à rien, au final ? Voulant initier quelques personnes aux métiers de l'audiovisuel, j'ai voulu montrer les difficultés qui existent pour créer une musique ressemblant à celle de Joséphine Ange Gardien, série diffusée sur TF1. En rejouant la musique, sans utiliser la partition mais uniquement en utilisant ma mémoire, j'ai voulu montrer qu'il faut plusieurs musiciens pour réaliser de nombreuses musiques ou bien avoir des machines performantes comme un synthétiseur et/ou un multipiste, par exemple. 

Le décès officiel de certaines personnes célèbres posait la question de la notoriété de ces personnes puisqu'en théorie, il est simple de déclarer qu'elles ne peuvent pas assurer la gestion de leurs droits d'auteur à partir d'un autre univers (au-delà) ou encore à partir du néant... Pour celles et ceux qui aiment parler d'argent sans analyser leurs euros, se poserait alors la question épineuse des droits des artistes qui auraient vécu il y a des centaines d'années avant les années 2000 comme BACH, MOZART, DELACROIX... Aussi, des professeurs utilisaient des musiques classiques et des peintures pour illustrer leurs cours et une forme de domaine publique avait été élaboré mais surtout dans la théorie. Cependant, de nombreux présidents de la république (et pas seulement) chantaient La Marseillaise avec une belle orchestration musicale sans que personne n'ose interroger sur l'orientation monarchiste ou pas de l'auteur Rouget De Lisle. Aurait il apprécié que ses paroles soient utilisées dans le cadre d'une république et non pas dans celui d'une monarchie constitutionnelle ? Cette question ne semble pas avoir fait le commencement d'un débat dans un pays où la liberté d'expression est sans cesse invoquée. 

Si l'on se baserait sur les statistiques, mon site internet www.exlimes.com n'est pas très consulté et donc cela correspondrait pour le moment à la consultation d'une vidéo par quelques personnes, comme par exemple lors d'une petite conférence ou d'une petite formation. Si les consultations étaient nombreuses, pourquoi un producteur ou une maison de disques ne me contacterait pas pour tenter de gagner de l'argent en constatant mon potentiel et la rentabilité éventuelle de mes efforts ? Voilà le problème que pose les statistiques au niveau des métiers de l'audiovisuel. Or, quel métier faire quand on passe trop de temps à regarder la télévision ?

Pour celles et ceux qui n'ont jamais fait de clip, du court métrage ou de films, ils n'imaginent pas le temps occupé par la musique dans la plupart des vidéos diffusées sur les chaînes de télévision, même dans les journaux. Jouer de la flûte, du saxophone, du piano... nécessite un long "travail" ou, pour être moins moqueur, de nombreux efforts qualifiés de "activités" par quelques administrations. On pourrait penser, dans une société ayant pour devise la fraternité ou mieux encore la solidarité, que l'argent ne soit pas un obstacle à la vie ou à une existence décente mais est ce vraiment le cas ? Alors, si tout aurait une valeur (même un drapeau américain posé sur la lune ?), comment les artistes pourraient obtenir une rémunération ayant un lien avec leurs succès ? Or, certains d'entre eux devraient, en plus de ne pas recevoir une rétribution équitable, remplir un tas de dossiers administratifs et s'interroger sur des notions juridiques pour bénéficier des aides sociales... Pourquoi ne pas aller aux Restos du Cœur pour y entendre des artistes célèbres ? En ce moment, par exemple, j'étudie les notions de couple et de colocation par différentes administrations (aide juridictionnelle et revenus du foyer, CAF et plafond des montants, impôts par rapport aux réductions et aux déclarations...) et c'est passionnant d'étudier autant pour recevoir des aides qui font passées pour un assisté, comme je l'avais vu chez certains médecins, par le passé... 

Pour commencer dans la musique ou dans certains métiers artistiques, il est préférable d'essayer de reproduire le travail de "un modèle" afin de maîtriser les outils et avoir ensuite son identité artistique. Se pose alors la question de la publication et de la diffusion ? Une vidéo diffusée lors d'un mariage ou lors d'un dîner avec de nombreux invités peut avoir plus d'effets qu'une vidéo diffusée sur un site internet qui n'intéresse presque personne, si l'on en croit les apparences. 

Au niveau des divertissements et loisirs, faut il préférer un abonnement dans une salle de sport, faire du hockey ou bien préférer acheter du matériel de musique ? On pourrait penser que cette question est sans intérêt mais derrière celle-ci se pose la question du lien social, notamment en cette période de coronavirus. 

Être connu et reconnu pour son travail artistique, c'est aussi tenter de ne pas être exploité par des usurpateurs car suffit-il d'avoir un casque sur la tête pour être une star qui joue de la musique techno ? Pourquoi ne pas inviter des motards et des conducteurs de scooter un peu partout pour faire des spectacles puisqu'il serait mieux de se cacher ? Voilà pourquoi le rap enregistré le 21 octobre 2020 s'intitule Intimité et notoriété.       

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