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lundi 13 août 2018

EXLIMES - MES 4 SAISONS

 
I - Aspects artistiques de la création de l'album Mes 4 saisons
 

Extraits mixés de l'album Mes 4 saisons 

 
 
 
En 2002, lorsque j'ai pris la décision de quitter le groupe LES PARIAS, dont j'étais un membre fondateur, j'ai eu pour ambition de proposer un maxi 5 titres dénommé ICI qui contenaient les titres Ici, C'est la mode, ESB, Non merci et Isa. Le projet de EX-LIMES consistait à présenter mon travail artistique à des producteurs et à des labels. Cependant, sur tous les disques envoyés, je n'ai obtenu que quelques réponses négatives comme celle de BMG FRANCE (12/05/2002), POLYDOR (21/05/2002), UNIVERSAL BARCLAY (10/06/2002)... Au moins, ces entreprises ont eu la décence de me répondre.
 
C'est à partir de ce moment que j'ai commencé à travailler sur l'album Mes 4 saisons que je voulais autoproduire et si nécessaire distribuer, pensant être capable d'être "dorénavant indépendant et ça à 100%". J'ai donc enregistré de nouveaux titres et j'ai réenregistré d'anciens titres qui avaient attiré l'attention de certaines personnes de mon entourage. Cependant, les titres Non merci et Isa étaient déjà réalisés. Le projet d'album Mes 4 saisons a pour ainsi dire commencer en même temps que le projet d'album intitulé Ici.
 
Travailler sur ces deux projets me demandaient beaucoup de temps car, en plus de mes histoires personnelles, j'étais également inscrit à l'université où je préparais une licence en droit. Il m'arrivait aussi de travailler dans le secteur privé. Je concevais l'album Mes 4 saisons non pas comme une rupture avec mon passé mais comme une "renaissance" puisque je voulais mettre d'anciens titres avec de nouveaux morceaux. 
 
Certains musiques dataient de l'époque du 4 pistes (1995-1998) comme par exemple le titre Le rendez-vous dans l'album Triste Avenir du SYNDICAT que j'ai dû rejouer et rechanter complètement. Les textes ont même été modifié. C'est donc vers le mois de mars 2003 que j'avais presque fini de réaliser l'ensemble des versions instrumentales de l'album Mes 4 saisons.
 
L'objectif de cet album était de faire apparaître mes différentes facettes sans qu'il n'y ait de transition entre ces multiples facettes, un peu comme les saisons qui passent sans coupure visible. L'étude de Vivaldi et de son œuvre Les 4 saisons a inspiré mon projet artistique. Cependant, si l'été était synonyme de sécheresse à d'autres périodes de l'histoire, l'été avait une toute autre interprétation lors de la réalisation de mon disque. J'aurai pu nommer ce projet Les 4 saisons mais je voulais parler directement ou indirectement de ma perception de l'existence.
 
Comme le prouve le titre Zombis dans mon disque, l'album Thriller de Michael JACKSON a marqué mon existence car quand j'étais enfant, je me demandais si les zombis existaient réellement et j'en faisais des cauchemars. Au fur et à mesure, je tentais de faire la distinction entre la réalité et la fiction, entre le quotidien et l'imagination... et tous mes disques ont mêlé la fiction avec ma perception de la réalité. La fiction permet, en recourant à l'imagination, de parler de choses intimes sans nécessairement dévoiler tous les aspects de son intimité. Le sujet n'est pas d'avoir honte ou non de son vécu mais de préserver son intimité de certaines personnes mal intentionnées. Donc, je peux être authentique tout en vous disant que cet album contient plusieurs fictions.
 
Au premier abord, le rap français semblait avoir une démarche différente en se voulant plus "authentik" (encore faut il savoir écrire) mais les rappeurs d'IAM pouvaient être soldat, fugitif, prisonnier... tout en venant De la planète Mars ! Donc, cet album, comme de nombreux albums auxquels j'ai participé contient des fictions. Je pense qu'une bonne fiction peut faire réfléchir davantage qu'une information ne contenant aucun commentaire.
 
Néanmoins, lorsque je faisais des études de droit, je tentais d'éviter le plus possible les "fictions juridiques" car je pense qu'il est indispensable de dissocier les activités artistiques des activités administratives, même si dans la commercialisation d'un disque il y a ces deux aspects. C'est parce que je ne trouvais pas de producteur ou de distributeur que je devais être tantôt dans le domaine de l'imagination, tantôt dans le domaine du réalisme. 
 
Je ne vais pas cacher que certains titres se voulaient plus "accessibles" au grand public que d'autres mais je ne suis pas le genre de rappeur ou de chanteur qui a posé ses fesses derrière un microphone en attendant qu'on l'enregistre et qui n'a rien payé de sa poche. En réalité, j'ai dépensé plus dans la musique que j'ai gagné d'argent. Dans mon album Le misanthrope réalisé sous mon pseudonyme Anonyme, je critiquais beaucoup de rappeurs car je voyais qu'au fur et à mesure ils s'écartaient de l'idéal de départ mais cet album a été nécessaire pour moi afin de détruire toute forme d'idolâtrie donc je n'ai aucun regret si ce n'est le sentiment d'avoir été obligé d'en parler. Quand on est mineur, le repas est souvent servi, le lit est installé... et on peut avoir des idéaux mais à l'âge adulte, il faut faire des dépenses, payer des factures et on ne peut pas réfléchir à 16 ans comme on réfléchit à 24 ans. Hélas, mêmes les titres les plus "accessibles" n'ont pas retenu l'attention des producteurs et labels. Le rejet de certaines structures, malgré tant d'efforts, a eu un impact certain sur mon évolution.    
 
 
COMMENTAIRES DES TITRES DE L'ALBUM                   

01 - Intro (extraits)

 

 
De mémoire, ce titre a été réalisé en dernier, c'est à dire une fois que je connaissais tous les titres de l'album Mes 4 saisons. Je voulais le placer avant la première piste de l'album, en titre caché, comme l'avait fait PUBLIC ENEMY pour un de ses albums car je voulais que le titre 1 apparaisse sur la première piste. Lors de l'étape du mastering, on m'a dit que cela n'était pas possible donc j'ai mis l'intro et le titre 1 sur la même piste, même s'il s'agit de deux titres différents.
 
J'ai composé la musique à partir d'un sample de batterie et d'un sample de chants pour le refrain mais le reste a été joué au synthétiseur. Dans l'extrait, on voit des images de concerts totalement transformés car j'ignore si les danseurs et autres participants voudraient apparaître sur un site étiqueté "antisémite"... Moi, j'assume mes choix mais je ne demande pas aux gens avec qui j'ai travaillé d'assumer mes choix purement stratégiques, notamment pour pousser à davantage d'intelligence. Je ne peux pas contacter certaines personnes donc je fais en leur absence.

Après, si des gens veulent jouer aux cons et aux incompétents en refusant de comprendre la complexité de mes propos, il faudra qu'ils m'expliquent un jour comment ils parviennent à fabriquer des immeubles, des avions, des paquebots, des satellites, des voitures, des routes, des ponts, des infrastructures... sans un profond sens de l'organisation quand avec mon "intelligence", je n'arrive pas à faire un feu sans briquet, un radeau qui flotte, une maison... Le scientisme consisterait il à croire en l'existence des génies ?     
 
Au niveau du texte, j'ai placé tous les titres de l'album dans un seul couplet.
     

01 - 1 (extraits)

 
 
 
J'ai composé la musique en faisant un micro sample de saxophone et en utilisant "one, one, four"...
 
A l'origine, il existait un autre texte et un autre refrain. A l'origine, mon rap se nommais 114, par mépris pour l'étiquette du rap muslim à la 113 volontairement promu par Skyrock et par admiration pour les 114 sourates de la traduction du coran. Limiter l'islam à Inch'Allah, ça me fait pitié et certains feraient mieux d'étudier leurs religions avant de s'en réclamer car ils donnent l'image inverse ce qui est préconisé dans leurs "livres saints". J'ai alors procédé à une simple soustraction 114-113 = 1 or, quand j'étais monothéiste, ce qui n'est plus le cas, j'accordais beaucoup d'importance à cette unité et au "monothéisme pur" dans la création de l'univers. En effet, comment des dieux radicalement opposés pouvaient avoir créé un monde sans semer un désordre chaotique ? J'admirais l'histoire (biblique et coranique) d'Abraham et sa volonté de détruire les statuts qui divisaient les membres de son peuple mais quand on étudie l'histoire du monothéisme, on s'aperçoit que ces différentes perceptions d'un Dieu unique aboutissent en quelque sorte à une nouvelle forme de polythéisme, au niveau international. Mais les hommes n'ont pas besoin d'un ou plusieurs dieu(x) pour se quereller comme le démontre l'histoire du marxisme...       
 
Lors de ma quête spirituelle, j'ai fréquenté des mosquées notamment salafistes, des prêtres notamment traditionalistes, des moines bouddhistes... et quelques années après j'ai même failli devenir membre de la Franc-maçonnerie. Je partais du principe que si "Dieu était unique", il ne pouvait pas y en avoir plusieurs et donc, dans ce texte de tendance ésotérique, j'évoque "le Grand Architecte de l'Univers", notion emblématique de la Franc-maçonnerie car cette notion me plaisait. Mais certains producteurs ne doivent pas fréquenter les loges...    
  

02 - Marre de me plaindre (extraits)

 
 
J'ai composé la musique en ajoutant un passage de saxophone. Bien évidemment, c'est moi qui chante au refrain.
 
J'avais tendance à me plaindre et parfois j'avais de bonnes raisons mais des fois, j'en avais raz le bol de m'entendre me plaindre et de rabâcher toujours les mêmes histoires, notamment en voiture. Alors, j'aurai pu faire comme Akhenaton et rapper que je ne suis pas à plaindre en parlant d'un enfant malade mais j'ai voulu prendre certains de mes comportements sous l'angle de l'humour. Comme Disiz La Peste, il m'arrivait parfois de "péter les plombs", notamment lorsque je conduisais à Paris et plusieurs fois, je voulais laisser la voiture sur le périphérique. Une fois, quand je travaillais, j'avais laissé la voiture de l'entreprise à un endroit pour prendre le métro et ainsi arriver plus vite sur mon lieu de travail mais cela a énervé mon supérieur hiérarchique, comme s'il préférait que je perde du temps pour aller travailler alors que je payais de ma poche le ticket de métro et arrivais plus rapidement sur mon lieu de travail. Des fois, j'ai du mal à comprendre certaines perceptions économiques mais apparemment, je ne suis pas doué pour le business contrairement à d'autres très forts pour les mathématiques... tellement doués que la France a un endettement colossal !    
 
J'ai donc repris le thème des embouteillages (au début du titre) mais j'avais personnellement trouver une solution pour me calmer en mettant la radio ou en mettant de la musique. Il m'arrivait parfois de faire des impros, de trouver des idées et ça devenait presque agréable d'être dans les embouteillages car je pouvais trouver de nouvelles idées, de nouveaux styles et même manger sans être déranger. Je faisais mon petit concert en voiture et c'est ainsi que j'ai voulu écrire ce texte sans pour autant devenir chauffeur de taxi groove car j'ai pas la plaque à 150 000 euros...  

 

03 - Comme au printemps (extrait)

 

 
J'ai composé la musique vers l'an 2000 mais à l'origine c'était pour le titre Y'a pire que moi (remix) qu'on trouve dans l'album Du Souterrain du groupe LES PARIAS. La version instrumentale comporte au début un sample du titre Jazz (We've Got) du groupe A Tribe Called Quest mais n'est pas vraiment intégré à ma musique. C'est seulement un "clin d'œil" car c'est notamment avec Q TIP que j'ai découvert le rap américain dans le titre Groove Is In The Heart de DEEE LITE. Pour la composition de la musique, j'ai samplé une flute, une trompette et des chants mais j'ai joué le piano, la bass... au synthétiseur. Evidemment, si j'avais eu à disposition plein d'instruments de musique, je n'aurai pas eu besoin de donner un aspect moins synthétique à ma musique mais on en revient à la question des moyens. Comment mettre une batterie dans un appartement mal insonorisé ? D'ailleurs, pour les amateurs de "black music", comment faisaient les chanteurs de soul music à la fin de la ségrégation raciale aux Etats-Unis quand on connaît le prix des instruments de musique, du matériel d'enregistrement, de coût de la duplication... ? Certaines de mes questions peuvent être embarrassantes mais, quelques années plus tard, j'ai fait un album sans synthétiseur et sans samples extérieurs et je dois avoué que dans les années 2010, c'était pas vraiment facile.   
 
Au niveau du texte, je critique implicitement mon ancien groupe de rap car je pensais que c'était de leur faute si nos projets avaient échoué. Puis, travailler avec tous ces rappeurs inconnus me faisait perdre du temps par rapport à mes études de droit et donc j'avais redoublé une année de licence. En fait, quand on entend le titre Y'a pire que moi (remix) du groupe LES PARIAS, on entendait mon pote dire "les plus vicelards m'ont enseigné les bons coup de carottes. Le premier, je l'ai fait à un branq, le suivant à un pote..." et je préfère m'arrêter là. Alors, l'échec de nos projets provenait il de sa façon de manager ou d'un producteur affabulateur qui promettait une commercialisation de notre projet ou bien encore du manque d'orientation claire de notre groupe... Plus on était nombreux, plus il était difficile de prendre une décision collective car chacun voulait aller dans un sens et j'essayais, en démocrate anarchiste, d'imposer une culture du compromis mais au bout d'un moment, jouer le rôle de l'arbitre était épuisant. Puis, en étant seul ou quasiment seul, j'allais parfois largement plus vite qu'en attendant pendant des semaines une prise de décision collective. Il fallait donc que je fasse le "deuil" de cette histoire et de ce groupe pour me permettre de construire mon projet personnel car dans le titre Hypocrites, apparaissant dans l'album Du Souterrain, j'affirmais "je gagne de l'argent pour mon groupe Les Parias" et il est vrai que j'investissais dans du matériel pour la réussite de mon groupe. Après l'échec de l'album Mes 4 saisons et avoir vu certaines choses de la vie dont il ne faut surtout pas parler dans une République de tendance scientiste, je me suis réconcilié avec mon ancien partenaire car la réaction de certaines personnes, notamment le programmateur de la radio Générations 88.2, m'avait montré comme une volonté farouche de m'empêcher de réussir... En effet, comment peut on refuser de vendre de l'espace publicitaire dans un monde où l'argent serait roi ? Est ce que l'entrée est interdite aux araignées et aux wisigoths ?        
 

05 - Isa (extraits)


 

J'ai totalement composé la musique. J'ai chanté le refrain et certaines parties. Sauf erreur de ma part, ce titre a été réalisé en novembre et/ou décembre 2001 pour faire un cadeau à une jeune femme que j'aimais.
 
Une fois, la femme d'un ami croyait que j'avais trompé cette jeune femme parce que j'avais dit "pardonne moi cette erreur" et cela m'avait fait sourire. Ma volonté de protéger ma vie intime trouvait parfois ses limites dans des interprétations excessives, d'où l'intérêt pour moi de raconter souvent des fictions. Je ne suis pas là pour raconter ma vie mais si je donne 1 euro au lieu de 2 euros, il s'agit parfois d'une erreur mais certaines personnes ont besoin de venir broder leurs histoires et je l'ai vraiment constaté avec le titre "Antisémite" dont les commentaires étaient sans rapport avec les miens et mon ambition de départ.  
 
Ce titre relate une histoire d'amour et le texte n'est pas à prendre au premier degré car à cette époque, je n'envisageais même pas l'hypothèse que des gens puissent interpréter littéralement mes textes de rap, surtout que dès mon enfance, je trouvais la langue française complètement débile. Certes, cette jeune femme n'était pas une "princesse" dans la réalité mais cela me faisait plaisir d'avoir l'illusion que la vie était un peu plus belle qu'elle ne paraissait et cela est simple comme "bonjour". Quand j'utilisais le verbe "maltraiter", par exemple, c'était par rapport à certains retards, des mots, des confusions... mais certains ne manquaient pas d'imagination. De toute manière, plus j'essayais de m'exprimer correctement, plus je voyais que cela ne servait à rien.  
 
Cela me fait penser à une institutrice ou à une professeure qui nous avait dit "si vous ne savez pas, n'ayez pas honte de poser des questions"...   
 
Je voulais commercialiser cet album et éventuellement ce titre mais finalement, c'est bien que cette chanson n'ait pas eu de succès.     

 

06 - Faîtes du bruit (extraits)


 
J'ai composé la musique avec quelques micro-samples. A l'origine, il y avait une autre version instrumentale mais elle ne me plaisait pas assez. Concernant cette version musicale, j'ai chanté le refrain en m'inspirant des samples et de l'original de (Not Just) Knee Deep de Funkadelic mais, à bien entendre, ce ne sont pas les mêmes notes. 
 
J'ai réalisé ce titre dans le but de plaire aux labels et aux producteurs mais en me moquant des rappeurs "hardcore" et "underground" dont je faisais partie. Quand j'ai écrit Le Misanthrope, j'étais mineur donc ne savais pas ce que signifiait payer des factures et l'école nous égarait de la réalité avec de nombreuses théories, notamment révolutionnaires. Avant de vouloir faire la révolution, qu'ils essayent donc de monter une association ou un groupe de rap de 7 personnes et on en reparle.  
 
C'est facile d'avoir de beaux principes quand on n'a rien à payer. Quand on regarde les politiciens, par exemple, qu'ils fassent bien ou mal leurs jobs, est ce que leurs rémunérations varient ? Est ce que leurs rémunérations est fonction du PIB ou de la diminution de la dette ? Dans ces conditions, qu'est ce que ça coûte de faire de belles déclarations et de sortir un tas de beaux principes à la télévision ? Un chef d'entreprise peut sortir de beaux principes mais si son bilan est désastreux, au bout d'un moment, il ferme la boutique et tout le monde retient son échec et les licenciements, pas les beaux principes proclamés. Mais si vous me donnez la même paye que les députés, je vous fais également de très beaux discours et je peux même essayer d'en faire de plus beaux qu'eux.   
 
Les rappeurs que j'entendais avait 10 ans ou plus que moi quand j'étais au collège ou au lycée donc quand j'ai dit la phrase "je fais danser les mia en leur mettant la fièvre" dans l'album Mes 4 saisons, je me moquais de ces anciens rappeurs underground mais aussi de moi-même. D'ailleurs, je tournais cela à la dérision en parlant de chaussettes trouées ou de coupe de hippie (au passage, je n'avais pas de coupe de hippie...).
 
Cependant, sur tous les disques que j'ai envoyé gratuitement (plus de 500), ce titre n'a pas attiré l'attention d'un seul producteur, label, distributeur mais il est vrai que la tendance "racaille" était à la mode. J'ai aussi envoyé des disques avec le titre ICI : "Kaïra, il faut l'être ou bien paraître". Zarma, wesh négro bien ou quoi ? Pssssss ! Y'a rien de difficile de faire du rap gangstaa mais je n'ai ni le profil, ni l'équipe, ni les armes mais si tu me donnes un bazouka, je peux faire de la concurrence aux rappeurs gangstaa... Le jour où ils seront seuls, on verra s'ils pourront continuer à jouer les gros durs face à plus d'une centaine de lascars d'Argenteuil, par exemple. Pour l'anecdote, j'ai envoyé un disque à Skyrock en septembre 2014 sans aucune illusion mais de toute manière, je n'aimais pas cette radio. Puisque certains radios m'ont zappé et bien j'ai boycotté leurs radios en mettant des disques et des MP3 dans mon autoradio et ainsi ça m'évitait d'entendre des publicités sur des réductions concernant des pots de Nutella. Merci à Gandhi et à Martin LUTHER KING.     

07 - Le tube de l'été

et Le tube de l'été version club remix (extraits)



Pour entendre la version originale (qualité sonore de mauvaise qualité),
vous pouvez aller sur la page YouTube de Laura MONTI
 
 
J'ai composé la musique de ce titre et j'ai samplé une batterie pour le remix (qui n'est pas dans l'album). Ce titre se voulait une parodie du tube de l'été qu'on nous sortait chaque année. En fait, je jouais le rôle du type qui cherche absolument à faire LE TUBE DE L'ETE mais qui en fait raconte ses déboires dans le domaine artistique et ses nombreuses désillusions. Pour le côté "international" du titre, il fallait un refrain en anglais. Les paroles des couplets étaient assez violentes mais pas plus violentes que ce qu'on entendait sur certaines radios ciblant pourtant un jeune public. Je voulais donc une chorale d'enfants puisque "de toute façon, ce qu'on retient c'est le refrain".

Quelque part, il semblait "normal" de mettre le titre Hold up de 113 et Intouchables pour un public cible de 12 à 25 ans alors pourquoi ne pas demander carrément à des enfants de participer à un titre comme le mien ? C'est la rappeuse qui travaillait avec moi qui a trouvé une chorale à STAINS (93) où elle et moi habitions. Selon les autorisations parentales qu'on avait obtenu, Laura MONTI avait participé à cette chorale et elle a voulu mettre ce titre sur YouTube. Cela ne me dérange pas du tout. Mais peut être que les autres participants n'ont pas particulièrement envie d'être diffusé. Il est vrai que le concept était assez spécial mais c'est pas plus violent pour des mineurs qu'un film de Tarentino à 21h00 ou plus choquant qu'un film porno sur internet. Puis, à Stains, on apprenait la débrouille assez tôt. Pour la participation d'enfants au refrain, je m'étais en partie inspiré du titre Never Never Land de THE UMC'S (FRUITS OF NATURE).   
  

09 - Non merci (extraits)

 
 
J'ai effectué la musique sans aucun sample en commençant par un style un peu techno et il y a un passage d'ambiance asiatique durant un moment. C'est moi qui chante dans les couplets et aux refrains. Le texte a commencé à être écrit en 2001 avec la rappeuse avec qui je travaillais. En 2004, je n'avais jamais fumé de cannabis et pour une raison qui peut paraître surprenante : je préférais investir dans le matériel musical et la production plutôt que de payer quelque chose qui ne rapporte rien, à moins de faire de la revente. Puis, je voyais que les consommateurs de drogue ne faisaient plus de sport pour la plupart d'entre eux, sans parler de ceux qui coupaient avec je ne sais quoi. Critiquer la drogue ne semble pas conforme à la vision des censeurs du hip hop actuel mais je leur conseille d'entendre ou réentendre le titre La drogue est un poison des LITTLE MC qui date de 1992 même si le rappeur SULEE B WAX a évolué. De mon côté, après diverses déceptions, je suis allé aux Pays-Bas pour constater par moi-même les effets du cannabis en septembre 2012. Sans les commentaires et la chronologie, pas facile de s'y retrouver.  
       

10 - Rien à foutre ! (extraits)




J'ai composé cette musique sans vraiment faire de sample. C'est encore moi qui fait les chants. Concernant la musique, je l'avais réalisé pour l'album LE NOUVEAU DIPLOME sous mon pseudonyme ANONYME mais je l'ai rejoué et j'ai modifié les paroles. J'ai par exemple ajouté le département 77 au refrain.
 
Contrairement aux autres rappeurs qui prétendaient représenter des foules, moi je ne représentais que moi-même et je n'avais pas la prétention de parler au nom d'une commune ou d'un département. Dans une démocratie, pour parler pour une multitude de personnes, il faut préalablement avoir obtenu un mandat et je n'ai jamais eu un tel mandat, même si j'ai voulu me présenter aux élections législatives durant une période. Cependant, il fallait être au minimum deux personnes pour se présenter aux élections législatives et cela n'intéressait pas les gens de mon entourage.
 
Puis, pour représenter un endroit et une population, il faut connaître un minimum cet endroit et cette population. Ceux qui prétendent représenter le 93, connaissent ils le sud du 93 et représentent ils certaines personnes âgées qui ont peur de sortir l'après-midi de leurs appartements ou bien représentent ils seulement une catégorie de personnes ? Connaissent ils vraiment le 93 ? Moi, je faisais du vélo à la campagne dans le 95 après avoir dépassé la commune de Saint-Prix et certains veulent représenter le 95 ? En Ile-de-France, il n'y a pas que des dealers et des galériens, il y a aussi celles et ceux qui tentent de faire des études et de trouver un travail. En quoi, ces rappeurs nous représentent ? Ils ont fait des études de droit comme moi ? Ils ne me représentent pas et je ne les représente pas. J'ai pas besoin d'un type pour parler à ma place et moi, j'allais voir les députés à leurs permanences pour leur exprimer mon mécontentement quand je considérais qu'ils ne me représentaient pas. Et quand je pouvais éviter d'être représenter par un avocat, je parlais sans intermédiaire. "Je te représente pas, tu me représentes pas...". 
 
Déjà considérer qu'un député est capable de représenter plus de 100 000 électeurs est illusoire. S'il devait parler à chaque électeur, il ne pourrait pas accorder plus de 5 minutes par électeur durant un mandat de 5 ans et il n'aurait dans ce cas pas une minute pour voter des lois.          

11 - Tempête (extraits)

 
J'ai réalisé la musique à partir d'un sample que j'avais déjà utilisé dans le titre Grands Imposteurs Algériens apparaissant dans l'album L'UNTERNATIONAL réalisé sous mon pseudonyme ANONYME. Lors d'une émission de radio dans la Sarthe le 5 octobre 2004 à Radio Alpes Mancelles, une animatrice avait repéré d'où provenait le sample que j'avais utilisé et cela m'avait fait plaisir. Sauf erreur de ma part, il s'agit en effet de La cabane sur des pattes de poules de Moussorgski, titre qui ne fait pas très guerrier mais bon... Pour celles et ceux qui s'intéressent à la musique classique, aux droits d'auteur et au domaine public, c'est une excellente entrée en matière.
 
Concernant les paroles, cela fait penser au thème de LA TROISIEME GUERRE MONDIALE mais cette fois sur fond de "choc des civilisations". Dois je préciser qu'il s'agit d'une fiction et dois je ajouter que je joue un personnage ? J'ai déjà connu la rancœur pour de petits conflits mais j'ignore quelles seraient mes réactions en cas de conflit armé.
 
Du rap a été effectué sur de la funk, de la soul, du reggae... mais aussi sur du rock, de la musique classique... Est ce de la "black music" ? Et Paparazzi de Xzibit, dont j'apprécie le style comme la musique originale, est ce de la black music ? Certains pourraient considérer que cela nuit à la musique classique alors que cela peut y amener...       
 
     
 

12 - Dans la nuit du 21 décembre (extraits)

 
 
Voir les commentaires de l'article Les quatre saisons et Mes 4 saisons
 

13 - Zombis (extraits)


 
J'ai également joué la musique mais à partir d'un sample. Pour l'album Mes 4 saisons, j'ai rejoué la musique et j'ai réenregistré le titre Zombis que j'ai en partie modifié et qui était présent dans l'album LE MISANTHROPE de ANONYME. Par rapport au matériel utilisé, je pense que le premier enregistrement date de 1999. J'ai rejoué la musique en ajoutant des bruitages car je voulais faire un clip qui aurait ressemblé au clip Thriller de Michael JACKSON ou au film La nuit des morts vivants ou au film Zombie ou encore plus récemment au film Je suis une légende avec Will SMITH émanant de WARNER BROS. Bien évidemment, il s'agit d'une fiction mais dans laquelle je me moque de certains lascars qui squattaient dans des gares en voulant de l'hémoglobine. Dans l'extrait vidéo, il y a des images modifiées d'un concert effectué à Argenteuil.
  
  

14 - Blanc comme neige (extraits)

 

J'ai composé la musique sans effectuer de sample mais en mettant un extrait d'un discours de Martin LUTHER KING et un extrait d'un discours de Charles DE GAULLE. 
 
A en croire certains médias et certains rappeurs, le racisme n'existerait que dans un sens or, ceci est déjà un préjugé énorme sur la lutte contre le racisme. A l'heure actuelle, on entend souvent des Juifs, puis des noirs et des arabes se plaindre du racisme mais par contre le racisme contre les français, les blancs, les asiatiques... est rarement évoqué et auparavant n'était jamais évoqué. Se plaindre du racisme quand on est un footballeur professionnel et quand je ne suis pas payé depuis plusieurs semaines, y'a un moment où j'en ai rien à cirer. Arrêtes de chialer et donne moi des tunes parce que moi, je me sens moins intégré dans ce pays que certains étrangers ou fils d'immigrés. D'ailleurs, j'ai voulu partir de ce pays où on ne veut pas m'accorder une situation. Je ne peux pas aimer un pays ou une république qui veut me laisser de côté.  
 
Dans les années 90, beaucoup d'arabes détestaient les noirs et c'était très réciproque. Moi, je faisais partie des gwers, des babtous ou des bouffeurs de ralhouf. Certains algériens haïssaient les tunisiens qu'ils traitaient de PD et certains français haïssaient les italiens ou les portugais. Les fils d'immigrés se foutaient de la gueule des débarqués du bled. Des guadeloupéens détestaient les africains et inversement. Et plus les blancs quittaient le quartier à Argenteuil, plus je devenais la minorité très visible. A Saint-Denis Université, quand je prenais le métro le matin, j'étais le seul blanc sur tout le quai. J'avais l'impression de ressembler à Johnny Clegg. Certains jeunes pensaient que j'étais médecin ou policier. Des agressions, j'en ai connu plusieurs et des fois, ça se passait mal pour moi quand d'autres fois, je m'en sortais assez bien.
 
Quand dans le texte, je dis "j'ai une sale gueule", c'est par rapport à une agression que j'ai subit en 1997. Un grand noir et deux arabes tapaient sur la tête d'un petit blanc au lycée d'Enghien et moi, j'arrivais vers eux. Je les ai regardé. Ô les pauvres issus d'un quartier sensible, j'avais osé croiser leurs regards et ne pas baisser la tête devant eux. Ils étaient trois ces enculés et moi j'étais tout seul. Le type me dit "t'as un problème ?" puis il m'a dit que j'avais une "sale gueule". Ils m'ont dit de me rapprocher pour discuter. Je viens et là, ils n'avaient pas vraiment envie de discuter. Ils m'ont tabassé à trois comme des lâches car ils avaient même pas les couilles de se battre à un contre un alors que j'étais moins balaise. J'ai réussi à attraper ma bombe lacrymogène, je me suis relevé, je les gazé mais le noir m'a poursuivi en passant le gaz lacrymogène. J'ai couru en pissant le sang et la prof n'en avait rien à cirer, c'était presque de ma faute alors je l'ai insulté. C'est après cela que je prenais souvent un couteau de boucher sur moi. Souvent, ce ne sont pas les blancs qui luttent beaucoup avec leurs bouches contre le racisme qui venaient m'aider mais des noirs et des arabes, raison pour laquelle je préférais les côtoyer. Au contraire, quand il y avait des agressions dans les quartiers pourris, la majorité des blancs avaient tendance à fuir ou à ne pas regarder les auteurs par peur de se retrouver mêlés. Je ne généralise pas dans toute la France mais je parle de la banlieue nord de Paris dans les années 1990/2000 car mon album date de 2004.

Une autre anecdote, une fois, moi, la rappeuse et mon pote rebeu avions réussi à aller à Générations 88.2 tard le soir mais il y avait une dizaine de noirs qui nous faisaient comprendre qu'on ne passerait pas. J'ai voulu insister et je voulais au minimum m'engueuler mais mon pote rebeu a préféré partir et je crois qu'il avait raison par rapport à la rappeuse parce que c'était la seule femme dans les locaux...  
 
Des asiatiques se faisaient agressés mais cela n'intéressait pas les médias. On voulait me faire pleurer sur le génocide Juif du matin au soir alors que j'entendais des horreurs sur les khmers rouge assez souvent. Jacques VERGES pouvait se permettre de nier le génocide cambodgien en dehors d'un tribunal et cela passait comme une lettre à la Poste... et j'en passe.
 
Quand j'allais à la mosquée pour me renseigner sur la spiritualité, certains trouvaient cela suspect. Les membres d'une mosquée algérienne dénigraient les membres d'une mosquée marocaine... Certains m'ont même dit que je pouvais faire partie de la Oumma et prier chez moi... Si c'est pour être seul, j'ai pas besoin de la Oumma. Je leur posais trop de questions alors ils préféraient que je ne revienne pas. Quand tu commences à leur demander comment se fait il que les sourates ne sont pas classés dans l'ordre chronologique, on te fait comprendre par le silence qu'il vaut mieux aller voir ailleurs. Donc, j'allais dans les pagodes aussi. Mais il y avait des personnes intéressantes aussi. Cependant, j'étudiais trop pour intéresser des manipulateurs.
 
Donc, quand Mouvement_Ultras veut diffuser mon son, il pourrait au moins avoir la décence de me demander si je suis d'accord car les mouvements ultras, j'en ai pas vu à Argenteuil, Epinay-sur-Seine, Stains, Sarcelles... De souvenir, un des seuls skinheads que j'ai rencontré avaient des origines maghrébines.     
 

15 - Le rendez-vous

 

J'ai composé la musique et j'ai effectué les chants. La musique ressemble en grande partie au titre Le rendez-vous datant de 1995 qui était dans l'album Triste Avenir du groupe LE SYNDICAT et que j'avais également effectué. Je parle de la mort d'une autre manière que dans la première version.   
               


II - Les démarches effectuées

Avant d'effectuer de nombreuses démarches, j'avais étudié plusieurs livres édités aux éditions IRMA comme par exemple Les contrats de la musique, L'Officiel de la musique... Ceci n'était pas gratuit.   
 
Tout d'abord, lors de l'enregistrement du titre Le tube de l'été, nous avons demandé aux parents des enfants de la chorale de nous fournir une autorisation de procéder à l'enregistrement de leurs enfants en demandant préalablement à la directrice de l'école de musique et de danse de nous permettre de procéder à ces enregistrements (de janvier à mars 2004).  
 
Une fois l'album pré-enregistré, il était nécessaire d'assurer une protection avec une datation précise. Il existait différents moyens d'y parvenir mais le plus commode à l'époque était de déposer un exemplaire de l'œuvre au Syndicat National des Auteurs Compositeurs (SNAC). Le 6 février 2004, un pré-exemplaire de l'album Mes 4 saisons a donc été déposé au SNAC. Ceci n'était pas gratuit.      
 
En février 2004, j'avais acheté un logiciel pour réaliser la première version de mon site internet www.exlimes.com et c'était pas aussi simple qu'aujourd'hui de réaliser un site internet, même avec ce type de logiciel simplifié, évitant d'avoir à décortiquer le langage HTML pour les nuls (mais la première édition). En mars 2004, la première version du site internet www.exlimes.com était en ligne mais n'était pas d'une grande qualité esthétique et on voyait apparaître la première version de la pochette de l'album Mes 4 saisons. Pour obtenir un site internet, il était nécessaire de passer par un hébergeur internet. Mais cela n'était pas suffisant car il fallait ensuite être référencé sur internet sinon le site internet www.exlimes.com n'apparaissait pas sur les moteurs de recherche... Bien évidemment, tout ceci n'était pas gratuit.   
 
Puisque j'avais dû changer de pseudonyme (Anonyme étant devenu Exlimes), j'avais décider de protéger ma marque et mon logo en utilisant, dans un premier temps, l'enveloppe SOLEAU à l'INPI, ce qui nécessitait déjà de ma part d'avoir réalisé mon premier logo EXLIMES. Puis dans un second temps, le 5 mars 2004, ma marque EXLIMES avait été déposé à l'INPI. Bien évidemment, tout ceci n'était pas gratuit.    
 
L'album a été Masterisé le 16 avril 2004 et le montant, pour vous donner un ordre d'idée était de 382,72 euros.
 
Avant d'effectuer la duplication en usine de l'œuvre Mes 4 saisons masterisé, il était indispensable de demander l'autorisation à la SDRM (la SACEM) et celle-ci fut obtenue le 7 mai 2004. Une fois cette autorisation obtenue, la duplication de 1000 exemplaires a été effectué le 24 mai 2004. La sortie de ce disque et les concerts que j'ai effectué m'ont ensuite permis de devenir membre de la SACEM un an plus tard, le 21 juin 2005. Bien évidemment, en 2005, l'adhésion n'était pas gratuite.

En juillet 2004, j'avais acheté des affiches et des stickers. Bien évidemment, tout ceci n'était pas gratuit.  
 
Tout ce travail artistique et toutes ces démarches ne m'ont pas empêché d'obtenir un DEUG de DROIT en août 2004 et pourtant, je devais étudier et réviser en parallèle.

Une fois le disque prêt, je pouvais rechercher un producteur, un label, un tourneur ou proposer mon album à des festivals, des stations de radio et commencer les premiers dépôts vente. Il y avait une partie qui pouvait se réaliser en Ile de France et une autre partie qui devait se réaliser dans une partie de la province. Maintenant, vous allez voir ce que signifie la recherche de l'autonomie ou de l'autoproduction uniquement sur Paris :





 
Bien évidemment, il y a eu quelques réponses surtout négatives comme celle de AZ (UNIVERSAL), EMI, PIAS, RTL, CONSEIL GENERAL DES HAUTS-DE-SEINE (Starting rock), SONY/ATV... mais ces structures ont eu au moins la décence de répondre. La plupart du temps, il n'y avait aucune réponse. Trouver un distributeur ou un tourneur semblait donc de plus en plus difficile et il fallait que je fasse de multiples dépôts vente, parfois à l'aide de la rappeuse qui travaillait avec moi.

Cependant, pour encaisser les chèques, il fallait avoir une structure et avec cette rappeuse, nous avons décidé de créer l'association Ethique et rap, ce qui nécessita encore un coût financier.

Les délais des dépôts vente à la FNAC était généralement valable 3 mois pour les artistes autoproduits quand la radio Générations 88.2 refusait de me vendre de l'espace publicitaire. Des disques Mes 4 saisons ont été déposé en Ile de France (plusieurs FNAC à Paris, Ekivok Shop, Art de vivre à Eragny, Enghien les Bains...) mais aussi en province à Brest, à Saint-Brieuc, à Plérin, à Rennes, à Fougères, au Mans, à Vendôme, à Blois, à Orléans, à Châlon, à Chambéry... Il ne faut pas imaginer que cela est gratuit. Et je profitais de mes passages pour mettre quelques affiches et stickers quand cela était possible.


Bien évidemment, il fallait relancer les vendeurs par téléphone pour savoir si des ventes avaient eu lieu. Aussi, quel est le prix de l'indépendance ?

Fort heureusement, tout ce travail nous a permis de faire quelques concerts et de participer à quelques émissions de radio locale (une télévision locale) mais la plupart du temps sans aucune rémunération quand les hydrocarbures et l'accès aux autoroutes n'étaient pas gratuits. Alors, quand certains rappeurs se la racontent businessman, ils ont même pas idée de tous les rouages...


III - Concerts, médias et articles dans la presse

1) Concerts :

21/06/2004 : Pierrefitte sur Seine (93)
06/11/2004 : Argenteuil (95)
05/03/2005 : Sillé le Guillaume (72)
16/05/2005 : Courdimanche (95)
21/06/2005 : Saint-Gratien (95)
21/06/2005 : Sannois (95)
28/06/2005 : Enghien-les-Bains (95)
30/12/2005 : Saint-Gratien (95)
26/03/2006 : Enghien-les-Bains (95)


2) Radios :

05/10/2004 : Radio Alpes Mancelles (72)
06/10/2004 : Fréquence Sillé (72)
15/10/2004 : Contact FM (72)
09/11/2004 : Contact FM (72)
29/11/2004 : RGB (95)
12/01/2005 : Radio Enghien IDFM (95)
02/03/2005 : Radio Prévert (72)
03/03/2005 : Canal 8 (TV local dans le 72)
16/03/2005 : Radio Prévert (72)
08/10/2005 : Radio Alfa (94)

Articles :

21/04/2004 : Ca se passe comme ça (national)
06/11/2004 : Le Parisien Val d'Oise (95)
**/12/2004 : Radikal (national)
05/01/2005 : L'Echo Régional (95)
**/04/2005 : Saint-Gratien Magazine (95)
16/05/2005 : L'Echo Régional (95)
22/05/2005 : Ouest France
22/05/2005 : L'Orne Hebdo (61)
**/02/2006 : LE MAG - Val d'Oise département (95)

Suite à tout ce travail, j'ai proposé d'effectuer une émission de rap hebdomadaire d'une heure à Radio Enghien IDFM presque tous les mercredis du mois. Cette proposition a été accepté et l'animation en grande partie bénévole de cette émission a duré du 12 octobre 2005 au 26 décembre 2007, en plus de d'emplois que j'occupais dans le secteur privé. Plusieurs titres de l'album Mes 4 saisons ont été diffusé sur IDFM durant cette période.

Dans un autre registre, j'ai obtenu une Licence en droit pour l'année 2004-2005, une Maîtrise en droit pour l'année 2005-2006 et un Master en droit pour l'année 2007-2008...

Et malgré avoir fait des textes, du rap, du chant, de la composition, du scratch, du mixage, de l'infographie, du montage vidéo, des études de droit... je suis actuellement au chômage tout en faisant ce site et en faisant des montages vidéos car certains voudraient limiter mon existence de 39 ans (dont 25 ans dans le domaine artistique) à 5 ou 10 minutes, ce qui ne facilite pas ma recherche d'emploi ou ma reconversion professionnelle.

Mais beaucoup d'albums ont été réalisé après l'album Mes 4 saisons et je vais également évoquer, si cela est possible mon travail pour l'émission Ethique & Rap FM diffusée sur IDFM.

         
Texte modifié le 21/08/2018

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