mardi 31 juillet 2018

ANONYME - "LA PROPAGANDE REPUBLICAINE"


Mon album "LA PROPAGANDE REPUBLICAINE" a été réalisé avec mon pseudonyme ANONYME en grande partie lorsque j'étais adolescent entre 1995 et 1997 à l'aide d'un 4 pistes K7. Cet album ou même les extraits de cet album n'avaient pas vocation à se retrouver sur internet car cela n'existait pas en France à cette époque. Toutefois, comme certains veulent Débattre avec un mort ou plusieurs en leur attribuant des propos comme avec Moïse, Jésus, Mohammed, Marx... je préfère commenter moi-même mes conneries car je ne suis pas là pour vous mener ou vous représenter. Je lutte pour l'autonomie individuelle et d'abord la mienne.

A l'époque de cet album, j'apprenais à écrire, à chanter, à faire des compositions, à faire du scratch... cet album n'était donc pas destiné à être publié ou à être commercialisé mais c'était uniquement pour me faire plaisir. Mais puisque certains veulent de la transparence et nous emmerder avec les propos d'un type qui aurait parlé il y aurait plusieurs siècles ou plusieurs millénaires, ils ne vont pas être déçus du voyage.

J'ai réalisé toutes les musiques, tous les raps, tous les chants, tous les scratchs... mais parfois à partir de samples. Par exemple, le titre La créature du diable, qui contient un scratch d'AKH, ne contient aucun sample sauf si l'on considère que sampler une grosse caisse puis une caisse claire et un charlet sont des samples...

Cet album contient de nombreuses absurdités et j'en suis très fier car je ne prétends pas être né avec la vérité ou même la détenir. Un être humain ne sait pas marcher en sortant du ventre de sa mère et il a besoin de se casser la figure plein de fois avant de tenir debout et réussir à mettre un pied devant l'autre. Donc, il est évident que je racontais plein de conneries lors de mon enfance puis lors de mon adolescence car j'étais crédule et croyais ce que beaucoup de gens me racontaient, notamment les instituteurs, les professeurs, les historiens, les mass medias et même de nombreux rappeurs. C'est pas en restant chez soi en regardant la télévision qu'on connaît la réalité. Ils m'ont jugé incohérent et cela me plaît énormément parce que, par un raisonnement a contrario, cela signifie qu'ils sont cohérents.

Concernant le contexte, lorsque je suis arrivé au collège d'Argenteuil en 1990 (en cinquième), je ne croyais pas en Dieu et leur Dieu ne m'intéressait pas car ma mère était décédée quand j'étais enfant à l'âge de 3 ans. J'en avais rien à cirer de ce Dieu, qui ressemblait au Père noël, qui m'aurait enlevé ma mère sans aucune explication comme il aurait abandonné son fils sur une croix. Puis, je haïssais la croix car cela ressemblait à un symbole de torture et pas à un symbole de vie. Voilà ce que j'écrivais en 1990 ou 1991 concernant les fausses légendes. Une fois, un type m'emmerdait avec ses histoires de religion et juste pour le faire chier, je lui ai dit "le rap est ma religion et les rappeurs sont mes prophètes" mais c'était pas du premier degré...



Mais, les professeurs, la télévision, les rappeurs... parlaient de religions et comme j'étais impressionné par le nombre, que les monothéistes étaient nombreux dans le monde, je me demandais, en bon démocrate, si tout ce monde était capable de se tromper. Au début, j'ai étudié la traduction du coran pour démontrer aux musulmans les conneries de cette religion mais comme la traduction du coran parlait de Moïse et Jésus, j'ai ensuite étudié la Bible. IAM, dans le titre J'aurai pu croire, semblait laisser entendre que le Vatican ne cherchait pas la guerre avec l'islam et donc les guerres de religions, sans cesse évoquées par l'Education Nationale, semblait progressivement être une posture pour empêcher la Monarchie de reprendre le pouvoir.

Cependant, plus j'étudiais les traductions du coran et de la bible, puis je devenais croyant mais également intolérant comme le Dieu de l'Ancien Testament ou ce Moïse qui aurait ordonné de tuer de nombreux lévites. Si Dieu avait créé l'univers, il fallait lui obéir sans discuter pour ne pas que "le ciel nous tombe sur la tête"... S'il me demandait de tuer les mécréants, j'étais prêt à tuer les mécréants et quand j'étais enfant, quand l'Etat me disait qu'il fallait tuer le tyran,  j'étais prêt à tuer le tyran. Donc, j'emmerde l'Etat, les religions, les rappeurs et plein de monde parce que j'emmerde l'idolâtrie dans laquelle je me suis souvent retrouvé.

Pour en revenir à cet album et plusieurs autres après, je parle de Dieu, de Moïse, de Jésus... car je n'imaginais pas des êtres humains capables de mentir dans des livres au sujet de la création de l'univers. Comment ont ils pu écrire ce genre de choses ? Comment soutenir la démocratie quand la majorité considère qu'un serpent qui parle (Persifleur ?) à égaré un être humain ? Mais n'est ce pas le moins pire des régimes quand on voit certains monarques ou oligarques prétentieux au pouvoir ?

Malgré le nombre de conneries que je débite dans cet album, je dis tout de même des choses intéressantes. Je reconnais en effet que "je m'éduque et médite" puis "recherche la vérité" (01 - Anonyme) ou "je ne prétends pas pour autant être pris d'illuminations" (05 - Les héros de l'histoire) ce qui prouve que je ne prétends pas avoir fini mon cheminement vers la connaissance. Je déclare dans le titre Causes toujours : "Admires tu le sang qui coule dans nos tristes fictions ?". Or, j'utilise le mot fiction comme dans l'introduction de l'album LA TROISIEME GUERRE MONDIALE du groupe LE SYNDICAT. Quand je dis "tu as honte d'ouvrir un livre et tu te livres à la honte", je suis encore d'accord aujourd'hui avec cela car plus on étudie de livres, plus on entend de personnes (artistes, politiciens, historiens...), moins on prend un homme ou quelques hommes pour idole(s). Puis, j'aime bien une partie du refrain de Causes toujours : "Pour chaque conséquence, il y a une cause. Causes toujours, on te prenant pour un virtuose. Pour ma part, je m'éduque avec beaucoup de difficultés, essaye peu à peu de sortir de l'obscurité". Ceci montrait que j'étais conscient de l'étendu de mon ignorance malgré l'orgueil que j'affiche parfois dans mes convictions. Mais c'est important d'avoir un peu d'orgueil parce que sinon on croit n'importe quoi et on se retrouve dans des problèmes énormes, comme je l'ai constaté personnellement.

Cet album est également intéressant pour voir les effets de la propagande gauchiste réalisée par la majorité des instituteurs et professeurs de l'Education Nationale dans des communes comme Epinay-sur-Seine ou Argenteuil (à l'époque) puisque leurs analyses ont impacté ma représentation de la société alors, il faut y penser, que je ne connaissais pas encore le monde du travail et que je mettais rarement les pieds en dehors de mon quartier. Il suffit de voir la pochette de l'époque pour comprendre qu'on m'a embrigadé avec ces histoires de révolutions. J'admirais le combat de Jean JAURES et avait même demandé à obtenir le statut d'apatride à un tribunal qui s'était déclaré incompétent. En fin du titre La Propagande Républicaine, je dis "Anonyme revient avec une attitude révolutionnaire"... Et comme les FFI tuaient des nazis et faisaient exploser des bombes pour lutter contre les nazis, je ne voyais rien de choquant dans le fait de résister à l'oppression quand certains assimilent cela à du terrorisme quand cela les arrange. C'est quoi un fasciste ? C'est quoi un nazi ? Ils sont incapables de dire ce qu'est un facho ou un néonazi mais ça prétend résister. Résister à quoi ? A l'ombre du drapeau nazi ?

Concernant mon prétendu "antisémitisme", j'écrivais "Le nationalisme a eu pour conséquence le racisme. Le 20ème siècle fut marqué, troublé par le nazisme" ou encore "Il faut vraiment être naïf pour croire les écrits de Mein Kampf" dans le titre Apatride. Et j'écrivais dans le titre Tuer un lascar, "il aurait mieux valu tuer Hitler, et empêcher la guerre". Mais, cela correspondait à la doctrine de certains professeurs, de certains rappeurs, de certains jeux vidéos, de certains films... Et puis, au passage, je rendais hommage à Raymond et Lucie AUBRAC dans le titre Les Héros de l'histoire.

 
Commentaires de quelques titres

La créature du diable

Dans ce texte, je dénonce l'alcool car la plupart du temps quand je voyais des gens alcoolisés, ils n'étaient pas festifs mais agressifs, violents, dépressifs... Si l'alcool m'était présenté principalement sous cet angle, il était légitime que je sois opposé à l'alcool. Mais, depuis j'ai évolué si c'est possible... A l'époque, ce titre avait été diffusé une fois dans une radio locale parisienne.


C'est à cause d'eux

Dans ce rap, je critique, en me servant de fictions, des chrétiens et des musulmans qui prennent leurs religions pour des étiquettes identitaires sans se soucier du contenu de leurs religions. Je trouve que ce textes est assez intéressant. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils nous emmerdent avec Moïse, Jésus et Mohammed alors qu'ils connaissent presque rien de ces personnes. Ils feraient mieux d'étudier leurs religions avant de s'en réclamer.


Les héros de l'histoire

Pour celles et ceux qui me voient comme un ennemi, voici quelle était la principale motivation de toutes mes démarches artistiques puis professionnelles par la suite : "je rêve d'un mariage réussi et d'enfants éduqués, d'être un peu moins nerveux et davantage cultivé". Je ne cherche pas à être une star mais je tente d'être en mesure de subvenir à mes besoins et à ceux de ma "famille" et des enfants que je n'ai pas. Est ce donc contre cela que vous luttez avec autant d'acharnement ? Certes, je ne rêve plus d'un mariage réussi mais je voulais être autonome et avoir des enfants. Est ce trop demander ? Le monde artistique m'a rejeté puis des entreprises et des administrations m'ont également rejeté mais, par contre, on me demande de payer des factures... Comment ? Et comment j'éduque un enfant si j'ignore si je vais être payé à la fin du mois ? Et qu'est ce que je vais lui enseigner : travaille dur à l'école si tu veux devenir chômeur comme moi ou appliques toi dans tes ouvrages si tu veux essayer mais jamais réussir ?

L'autre hypothèse


Ce texte est rempli d'hypothèses à la con basés sur des rumeurs et des discussions de comptoirs. Heureusement que j'ai commencé ce titre avec du Coluche et j'ai fini ce texte avec du Coluche parce que y'a pas grand chose de concret dans ce rap.


Le nouveau diplôme

Ce texte est une fiction qui semble faire l'apologie de la Résistance ou du Terrorisme. Mais quelle est la différence entre la Résistance et le Terrorisme ? Le FLN, l'OLP, les FFI... étaient des résistants ou des terroristes ? Voilà où mène cette connerie d'amour de la révolution française où on assassine un roi et on tue ou viole des nobles au nom de la légitimité. A partir du moment où l'on se situe dans le domaine de la légitimité, et non de la légalité, en quoi le peuple Corse n'aurait pas le droit de demander son indépendance comme l'a fait l'Algérie et d'autres pays décolonisés ? Bien évidemment, il s'agit d'une fiction et je n'ai jamais obtenu de diplôme de poseur de bombes comme je n'ai jamais travaillé pour une entreprise corse. Puisque les révolutionnaires français connaissaient, selon l'histoire officielle, la pénurie, à partir de quel niveau de misère, peut-on prétendre renverser le pouvoir par la force ? Mais j'insiste sur le fait que ce rap n'avait pas vocation à être diffusé, qu'il avait été fait uniquement pour mon plaisir personnel, mais puisque certains aiment tant débattre avec des morts, je préfère tenter de répondre au mieux à leurs éventuelles interrogations futures.


La propagande républicaine

Dans ce texte, on voit l'influence de la propagande marxiste d'une partie du système scolaire par rapport à ma vision de l'histoire du monde ouvrier. A l'époque, je ne connaissais pas le monde du travail et n'avais pas travaillé avec des prolétaires et des pseudo-révolutionnaires marxistes... Dans ma réalité, ils passaient leur temps à se tirer dans les pattes et à se soumettre au patronat sans jamais broncher. On était loin des théories marxistes de certains professeurs qui n'ont jamais quitté l'école depuis leur enfance et qui imaginent le monde du travail, notamment le secteur privé, selon leurs concepts idéologiques.


Le trèfle à 4 feuilles

Dans ce rap, on constate que je me basait sur un article de journal (été 1997, Pattaya en Thaïlande) et donc que ma connaissance du monde se limitait à ce que ce je voyais dans ma famille, mon école, mon quartier mais aussi par rapport à la télévision et la presse. Concernant l'hôtel, s'agit il du Royal Jomtien Resort Hotel ? Je n'ai pas l'article sous les yeux et j'en suis sincèrement navré mais on ne déplace pas une BNF (Bibliothèque Nationale de France) comme on transporte un stylo.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Non, il ne fallait pas étudier le droit, il ne fallait pas faire de l'art, il ne fallait pas travailler à l'usine, il ne fallait pas travailler dans l'administration, il ne fallait pas monter une entreprise... mais surtout il ne fallait pas glander et encore moins se suicider. Et à mon tour, je demande, Tu fais quoi ?      

Aucun commentaire: